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Qu’est-ce que le portefeuille européen d’identité numérique ?

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Selon les propres termes de la Commission européenne : « .Il s’agit de portefeuilles numériques personnels sous forme d’applications mobiles qui permettent aux citoyens de s’identifier numériquement, de stocker et de gérer leurs données d’identité et leurs documents officiels sous forme numérique. Il peut s’agir de permis de conduire, de prescriptions médicales ou de diplômes, qui permettront aux citoyens de prouver leur identité dans toute l’Union européenne lorsqu’ils devront accéder à des services en ligne, fournir des documents numériques ou simplement prouver un attribut personnel spécifique tel que l’âge, sans révéler leur identité ou d’autres données personnelles.« 

L’identité numérique européenne est donc un mécanisme étatique et numérique permettant de s’identifier. Un document numérique similaire au DNI que nous aurons stocké dans nos téléphones portables et qui contiendra beaucoup plus d’informations que le DNI physique lui-même, puisque, comme nous l’avons vu, il pourra également recueillir des qualifications académiques ou des dossiers médicaux.

À quoi sert l’identité numérique de l’UE ?

Selon les termes de la Commission européenne, l’identité numérique de l’UE permettra de s’identifier « … ».contre les administrations publiques de toute l’Union européenne et aussi contre certaines entreprises privées opérant en Europe, qui seront obligées d’intégrer l’identité numérique européenne comme mécanisme d’authentification interne.« 

Sur ce dernier point, Que dit l’UE sur les services privés ?

« Les citoyens européens devraient pouvoir utiliser leur portefeuille d’identité numérique de l’UE pour accéder aux services numériques sur l’internet, y compris à certains services privés. À cet égard, il améliore l’efficacité et étend les avantages d’une identité numérique sûre et pratique au secteur privé. Pour certains services privés, l’acceptation du portefeuille sera obligatoire, en particulier lorsqu’un niveau élevé d’assurance de l’identité de leurs clients est requis. C’est le cas, par exemple, pour les paiements et l’ouverture de comptes bancaires et pour certains cas d’utilisation dans les domaines des transports, de l’énergie, de la sécurité sociale, de la santé, de l’eau potable, des services postaux, de l’infrastructure numérique, de l’éducation ou des télécommunications. L’obligation de reconnaître le portefeuille pour l’authentification s’applique également aux très grandes plateformes en ligne désignées en vertu de la loi sur les services numériques, telles que celles fournies par meta, Amazon, Apple, booking.com, TikTok ou Zalando.« 

Pour être plus concret, la Commission européenne a publié sur son site Internet des exemples d’application de la directive. exemples d’utilisation:

« Pierre a installé un portefeuille d’identité numérique de l’UE sur son téléphone portable. Le portefeuille numérique de Peter lui permet de télécharger, de stocker et d’utiliser ses données personnelles de base, un permis de conduire, un diplôme et une carte bancaire qu’il transportait auparavant dans son portefeuille physique. Le portefeuille permettra également à Peter de signer électroniquement toute transaction numérique, comme un contrat de travail ou de location… ou de louer une voiture à l’aéroport… ou de s’identifier auprès d’un service en ligne pour prouver son identité… ou de réserver un hôtel en ligne.« 

Réflexions et conclusion

La mise en œuvre de l’identité numérique européenne, bien que présentée comme un outil facilitant l’identification dans l’environnement numérique, mérite une évaluation critique approfondie, notamment en ce qui concerne le rôle de l’État et les implications potentielles pour la liberté individuelle.

L’adoption de l’identité numérique européenne risque en effet de devenir un outil de surveillance et de contrôle de masse aux mains de l’État, loin de faciliter simplement les transactions numériques. Le potentiel d’abus important est évident si l’on considère le parallèle avec l’utilisation des passeports. Contrairement à la perception générale, le passeport ne sert pas uniquement de moyen d’identification aux frontières (pour cela, n’importe quel document d’identification serait valable et le monopole d’identification de l’État ne serait pas nécessaire) ; sa fonction principale est devenue un mécanisme de contrôle visant à restreindre la sortie des citoyens du pays. Le retrait des passeports par les autorités nationales peut effectivement enfermer les citoyens dans leur propre pays, ce qui montre comment les instruments d’identification peuvent être utilisés pour restreindre la liberté de circulation.

Il est à craindre que l’identité numérique européenne ne suive une voie similaire, se transformant d’un outil d’identification en ligne en un mécanisme de contrôle étatique omniprésent. En monopolisant ce système d’identification numérique et en le rendant indispensable pour un large éventail d’activités quotidiennes, l’État acquiert un pouvoir sans précédent sur les citoyens. Un tel scénario laisse entrevoir un avenir dans lequel l’accès aux services de base, la liberté d’expression et le droit à la vie privée pourraient être conditionnés par le respect des règles de l’État, incarnées par la possession et l’utilisation de cette identité numérique.

En outre, l’utilisation obligatoire d’une identité numérique européenne pour accéder aux services en ligne et effectuer des transactions numériques représente un grave danger pour les libertés civiles. Ce mandat de l’État ne viole pas seulement la vie privée en exigeant la divulgation de données personnelles sensibles (telles que les dossiers médicaux), mais il jette également les bases de la censure et de l’exclusion numériques. Dans la mesure où l’État a la capacité de révoquer ou de limiter l’accès à cette identité numérique, il aurait entre ses mains le pouvoir de faire taire la dissidence et de marginaliser ceux qu’il juge indésirables ou représentant une menace pour l’ordre établi.

Cette analyse critique souligne non seulement les risques inhérents à la concentration du pouvoir d’identification entre les mains de l’État, mais aussi l’importance de préserver de multiples mécanismes d’identification et de vérification qui permettent aux citoyens de conserver un certain degré d’autonomie par rapport à l’imposition de l’État. L’expérience des pays qui n’ont pas de carte d’identité nationale obligatoire, comme les États-Unis, montre que la diversité des méthodes d’identification peut constituer une barrière contre un contrôle excessif de l’État.

En conclusion, il est impératif de considérer la mise en œuvre de l’identité numérique européenne avec scepticisme et prudence, en reconnaissant les dangers potentiels qu’elle représente pour la liberté individuelle et la vie privée. L’histoire et la fonction du passeport en tant qu’instrument de contrôle de l’État devraient servir d’avertissement : tout outil d’identification, s’il est centralisé et rendu obligatoire par l’État, peut facilement devenir un moyen de limiter plutôt que de protéger nos libertés fondamentales.

L’investissement dans les crypto-actifs n’est pas réglementé, peut ne pas convenir aux investisseurs particuliers et le montant total investi peut être perdu. Il est important de lire et de comprendre les risques de cet investissement, qui sont expliqués en détail.

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